These are the Nights

Mail

J’ai envoyé un mail au doctorant pour le prévenir que c’était mes deux derniers jours dans le coin, et que je pourrais pas rester tard, et que donc, on ne se verrait probablement plus. Après quoi, j’ai la soutenance de mon mémoire jeudi, et de vendredi à dimanche, je dois me préparer à partir, quitter le pays, m’installer dans mon nouveau chez-moi et attendre que le stage commence.

J’aurais peut-être dû réfléchir un peu plus à mes tournures, à ce que je voulais lui dire. Je ne sais pas trop pourquoi, si ce sont les messages de R. au réveillon qui l’ont impacté par ricochet (les hommes, tous des porcs), ou si je suis simplement fatiguée par la situation, mais j’en ai un peu marre de me préoccuper de lui.

Oh.
J’ai à peine eu le temps d’écrire ici qu’il m’a déjà répondu. Ca, c’est inédit.

Bon. Peut-être bien que demain, je le verrai avant de partir.

EDIT 14h30 :
Au final, on s’est échangé 8 mails et il m’a dit plusieurs fois qu’il serait triste de ne pas pouvoir me dire au revoir, et donc qu’il passerait me voir dans la matinée. (Et son travail ? La cafét où je vais n’est pas non plus juste à côté du labo.)
Je me demande vraiment ce qu’il ressent pour moi, à si bien vivre sans me parler, mais à réagir comme cela, le peu de fois où on se contacte.

De mon côté, je me sens plus détachée de lui qu’avant.
C’est comme si mon deuil était pratiquement fait.
Il y a juste toujours cette chose au fond de moi qui aimerait que sa copine sache qu’il a continué de lui mentir, et qui aimerait qu’il paie vraiment, mais cette chose ne sera probablement jamais contentée, jamais vengée.

A côté de cela, j’aime de plus en plus Tom, et de savoir que lundi matin, il repartira en France sans moi, en m’abandonnant à mon destin, ça m’angoisse pas mal.
Ces temps-ci, on est toujours dans les bras l’un de l’autre, à dormir enlacés, à profiter du temps qu’il nous reste.

J’ai encore un peu de mal à réaliser que je ne suis plus qu’à quelques jours d’un changement de vie total.