These are the Nights

Dernier oral avant longtemps

Je pars dans un peu plus d’une heure, affronter mon destin.
J’ai extrêmement mal au ventre.

Cette nuit, j’ai rêvé que je plongeais en plein océan avec du vieux matériel, mal vissé, une bouteille d’oxygène presque vide. Au fond, je sais très bien que je ne suis pas prête.
Pas prête à affronter une dizaine de spécialistes du domaine.

En plus, j’ai la gorge en feu, ma voix est cassée, rauque et étouffée.

Je ne sais pas ce qu’il vaut mieux faire.
M’entraîner encore et encore à dérouler mon speech ou faire de la bibliographie pour me préparer à la partie questions ?
Me laver et m’habiller peut-être ?

Vraiment, je suis stressée.

Quand je serai passée, j’irai rejoindre Tom pour manger, et puis j’irai en ville, m’acheter des carnets A5 pour le stage.
Voilà. Concentrons-nous là dessus, sur le joli papier quadrillé, blanc et lumineux.

J’ai l’impression de ne rien maîtriser.

EDIT 14h :
Bon eh bien, comme prévu, je n’ai pas spécialement brillé. Je me suis sentie vraiment moyenne. Un peu mauvaise. Un prof m’a demandé plusieurs fois de lui dire un truc qu’on aurait vu en cours, mais évidemment, je ne voyais pas de quoi il parlait. Quelle horreur.
J’ai su répondre à quelques questions, pas à toutes. Vraiment, c’était moyen.

J’espère me fondre dans la masse et ne pas récolter de note "sanction".
Malgré tout, j’ai fait ce que j’ai pu, dans les conditions que j’avais. Je me suis impliquée.

Et puis pour une fois, j’ai vécu un oral normal. Je n’ai pas eu de crise d’angoisse, je n’ai pas pleuré, personne ne m’a demandé de parler plus fort. J’ai nettement moins stressé que d’habitude aussi. Autant se focaliser là-dessus : de ce point de vue-là, je me suis améliorée.

On verra bien. Au moins, j’en ai fini avec le premier semestre, il ne me reste plus que le stage.