These are the Nights

1er jour de stage

Je suis assise à mon nouveau bureau, c’est le 1er jour de mon stage et je ne sais pas quoi faire au juste. On m’a dit d’attendre là, qu’on parlerait plus tard du projet, mais je ne sais pas quoi faire en attendant.
V. ne parle pas français. Il m’a montré quelques salles et quelques personnes et il a disparu dans son bureau.
Vraiment, je me sens mal, j’ai envie de pleurer et de m’enfuir.

Tom me manque.

EDIT 20h:
Vraiment, je ne me sens pas très bien. J’ai quitté le labo avant 16h parce que V. n’avait rien à me faire faire.
On a pu parler un peu du projet. De ce que j’ai compris, demain, je n’aurais pas grand-chose à faire non plus.
C’est terrible.

Il y a pratiquement 1h de bus et de marche entre chez moi et le labo et comme l’application qui sert à valider ses tickets a planté toute la journée, je suis montée sans payer, ni ce matin, ni ce soir. Il me manquait 50 centimes pour payer un ticket directement au chauffeur, alors celui du soir m’a dit de monter quand même, de ne pas rester dehors.
En rentrant, j’ai cherché partout un DAB et je n’en ai vu nulle part. Je ne sais pas comment je vais faire par la suite, si l’application ne se décide pas à fonctionner de nouveau. C’est impossible de faire le trajet à pied, non seulement ça prendrait plusieurs heures, mais en plus, il n’y a pas d’espace prévu pour les piétons sur une grosse portion du trajet.
Mon père m’avait envoyé par courrier une carte d’abonnement, mais je crois qu’il s’est trompé dans l’adresse, qu’il a donné le numéro d’appartement, au lieu du numéro de rue, parce qu’ici, c’est un peu différent.
Ca me stresse beaucoup trop, je déteste vraiment ça, cette accumulation de problèmes. Si demain mon appli ne fonctionne toujours pas, je pense qu’au retour, je descendrai à la gare pour m’acheter des tickets à la borne. Ou que j’éclaterai en sanglots quelque part.

J’ai failli pleurer tout à l’heure, quand je suis passée ici écrire un peu. Vraiment, d’être déracinée de tout, dans un environnement aussi étranger, en me sentant constamment aussi intruse, ça me rend super mal.

Tiens, d’ailleurs, V. m’a laissée en plan plusieurs fois à différents endroits sur le campus aujourd’hui. J’ai cru que je n’allais jamais retrouver mon chemin vers le labo. C’était juste atroce.

Toute la journée, je n’ai pensé qu’à Tom, qu’au fait qu’il aurait su me rassurer, me déstresser.
On s’appelle depuis que je suis rentrée. Même si on ne se parle pas en ce moment, de savoir qu’il est à portée de voix, je me sens un peu mieux.

J’ai cherché comment rentrer chez nous, ce week-end, et ça m’a bouffé pas mal d’énergie. Il y a assez peu de possibilités au final. Je vais tenter de prendre un blablacar vendredi soir (ce sera ma toute première fois, alors j’angoisse un peu) et un bus dimanche midi. On verra bien. Evidemment, le site a refusé que je réserve mes voyages, que ce soit sur tél ou sur ordi, avec ma carte ou avec Paypal. Chuis maudite, vraiment. Au final, en créant une carte virtuelle, c’est passé, et je ne comprends toujours pas pourquoi.

Pour l’instant, je déteste ma vie ici.
Je veux juste rentrer, me blottir dans les bras de Tom et ne plus bouger.
Je veux juste me sentir chez moi.